13.10.2008

Nuit Et Brouillard & Fuzz Guitar

Second Sex : Petite Mort ( Just Because )

 

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La chose sera dans les baks des diskaires dès demain, mais n’a guère kitté les platines des 2 /  3 des membres de Yeah Yeah Yeah depuis 3 semaines ! Premier album réalisé par le produkteur des Hives Pelle Gunnerfeldt, Petite Mort est hymne définitif au romantisme adolescent noir.

Jouissif depuis le 1er hurlement de l’instru éponyme jusqu’aux sirènes de son jumeau terminal, kelkes 44 mn plus tard, aga !

Dès le 1er morceau le ton est donné : il est kestion de perdre le kontrôle, de sortir de son être de tutoyer les entités nokturnes, de konklure des paktes définitifs, de changer sa vienuit, brouillard & fuzz guitar  on y renkontre  d’étranges kréatures de la nuit, sont ce proies konsentantes ou prédateurs diaboliks ? Etes vous prêts pour un voyage sans retour ?

Moitié français, moitié britiche de kuisine, aksent façon Dominik Laboubée, maksimum klasse  for ze naïghbeurhouddde…Références ciné morbides, sur fond de festival de 6 kordes les plus killer du moment. Eros & Thanatos sont en pathos  sans oublier un son de batterie qui renoue avec les sonorités mates des enregistrement des 70’s…  les désormais klassikes Fille Facile / Dis Moi Ki Je Suis & Lick My Boots en version kromée de lukkse

Notre bien aimé direkteur d’antienne le regrettable Phil Sekkse a bô faire sa fine babouche en konstatant d’un air blasé : « cet alboume aurait pu être enregistré il y a 10 ans… » Parfaitement ekzaguette, mon cher Watson ! Finement observé ! & même il y a 20, 30 ou 40 !!! Konvokant au détour d’un refrain le drumming impek sur les toms bass des Damned de Neat Neat Neat, la Sorcière des Sonics ou les Yardbirds en train de ramoner The Stroll…( A la fuuuzzzz, Jeff Berk… ). Le Gun Klub de Jeffrey Lee toutes boots dehors, sans oublier les influences robotiks de leurs mentors nordiks

Ces parigots pas manchots s’offrent même le lukkse intérieur kuir de konklure leur opus en y insérant un hommage tellement réussi aux Strokes ke d’aukuns sont allés vérifier de ci de là ke ce n’était pas un morceau kasher des New Yorkeux

En 14 titres & 2 instrus l’objet kommet le tour de force de transformer de kasi ( de veaux ) kinka en benêts adolescents totauxnavrant spektakle !!!

 

Aaaaaarrghhhh ! nous revenir disk' hair ( ancien garçon koiff' hair ) !!! Ballepeau ! la chose est repouussée au 3 novembre... ils attendent la fin de la krise ?

     

01.12.2007

You Pretty Thing...

Il  serait bon de mettre un terme à une certaine tendance en vogue dans des cercles parisiens & musicaux, qui consiste à porter au pinacle des obscurités relatives au moyen de projecteurs de stade ! Foutu manie d'ailleurs surtout répandue chez un rock critic oeuvrant conjointement au Figaro, à la Fnac & dans un magazine qui se préoccupe de musique de danse de plus ou moins jeunes. Le procédé est simple, choisir un groupe pour initiés mais pas trop, et affirmer Haut & Fort qu'icelui est phénixerie royale, gemme cachée délaissée par les béotiens ! Succès garanti en salonnerie ! Esbaudissement des masses abasourdies ! Nous connaissons bien ce facile procédé, ayant depuis des lustres provoqué la consternation chez les fans des Doors en proclamant Soft Parade nirvana indépassable !

Dernier avatar des tentatives de réhabilitation forcenée de l'animal, les Pretty Things. Seconds couteaux de 3ème main du rock britannique, cette bande d'énergumènes au demeurant pas forcément ni antipathiques ni totalement dénués de talents est désormais présentée par d'aucun comme supérieurs aux Rolling Stones à leurs débuts, dans un répertoire similaire à base de Bo Diddley & Chuck Berry, puis aux Who dans le registre inventif précurseurs novateurs, vu qu'ils ont fait S F Sorrow avant Tommy, et que ce chef d'oeuvre méconnu est bien supérieur au double truc prétentieux des Quiquis. Admettons. L'idéologie hippie qui sous tend les aventures indigentes du sourd muet le plus ahuri de histoire du rock est parfaitement grotesque & ridicule. De là à chanter les louanges des Jolies Choses, en tant que créateurs refusant l'immobilisme, de défricheurs psyché injustement oubliés, il y aurait comme un monde.

Déjà, leur patronyme sonnait comme une revanche ! Avec de pareilles trombines, mieux valait s'envoyer des fleurs par wagons entiers! Rarement vu groupuscule de ramassis de pires têtes de veaux, à part les Animals ou Manfred Man ! Le Dick Taylor avait beau avoir été camarade d'école des autres de Darford, sa barberie et sa coupe de douilles le propulsait fissa dans la catégorie des vioquards! Dès 64, il avait l'air du grand oncle de Brian Jones. Pour provoquer l’incontinence des petites filles, c’était d’évidence râpé !

 

Bon, nous venons comme ça de nous cogner la réécoute de quelques Lp des Pretty Things glanés au hasard.

                                                     

 

De toute évidence, S F Sorrow est celui qui tient le mieux la route, tout le monde sait cela depuis des lustres. Son prédécesseur Emotions fleure bon le Swingin’ London, sans avoir jamais la qualité d’un album des Small Faces. Une manière de plaisanterie de plus.

                                               

Leur soi disant chef d’œuvre de 1970, Parachute, nous avait laissé un souvenir d’ennui profond lors de sa 1ère écoute il y a plus de 30 piges. Souvenir par ailleurs à peu près exact, à ceci près que l’un des privilèges de la vieillerie consiste à une aptitude générale à se faire chier avec un minimum de détachement & d’élégance. Pour avoir bombardé cette approximation de C,S & N disque de l’année, on voit que les rédac’ réacs de Rolling Stone avaient déjà des caramels mous dans le citron & les esgourdes ! Il y a des moments hilarants sur la chose, où le groupe se prend pour une version balourde des Byrds. A d’autres moments, on entrevoit des prémisses de chœurs glam qui vont faire la gloire de Sweet, Queen quelques années plus tard, des tentatives de rocker dur presque comme les futurs New York Dolls. Malheureusement gâchées par une propension au boogie pataud façon Status Quo. Mieux vaut se fader les Groovies de la même époque, à tout prendre. Eux arriveront presque à nous les faire se prendre pour des Oyseaux.

Nous ne parlerons même pas du Freeway Madness de 1972, machin exsangue d’un Phil May à bout de course cavalant de droite & de gauche à la recherche d’un foutu hit ! Tout le drame du bonhomme est en page 85 du numéro de décembre de R & F : probablement sincère, admiratif de tous ses concurrents, incapable de choisir un chemin & de s’y tenir, le Phil May faisait jusque dans la confusion vestimentaire. Sous son blouson glitter en peau de léopard synthétique, il gardait les chemises à carreaux de bûcheron canadien de Neil Young ! Et sa musique était l’exact reflet de son plumage.

 

23.09.2007

Les rois de l'immonde...


Fancy Kings of the Worlds

    Aga ! Nous avons sous le coude & l'oreille gauche une espèce de sampler de la merveille de Montreuil. 11 titrouilles pré mixés non masterisés à en croire la maison de disks. Ca démarre très fort le temps de 3 / 4 titres, glam glam à souhait. On se demande si on va tenir la distance tant le parti pris voix crispante à vriller les esgourdes est manifeste... mais gast ! C'est un foutu challenge, uh uh ? Nous répondrons plaisant ! Nous nous sommes bien fadés les 4 faces de Trout Mask Replica d'affilée plus souvent qu'à leur tour, non ? Sans compter les écoutes en boucle de Metal Music Machine à fond les ballons & au casque !!! Ce n'est pas une bande de disco glitters de banlieue qui aura le dernier des maux ! Acrédié ! Chiotasse ! L'an passé, à moins que ce ne soit cette saison, nous avions bien ri en découvrant le single Seventeen. Impeccable glamerie arrogante. Les rois du monde déhottent sur des hauteurs similaires. Sur 4 sommets anapurnesques, avant d'amorcer des descentes vertigineuses vers le grand néant funk disco à la française.

    Du genre maquette de sous Prince de Province, voire de Sinclair Hypermarché. Dans l'exaltation du moment, et pour faire chier notre bien aîmé directeur d'antenne le regrettable Philippe Sexuel, nous avions imprudemment clamé Haut & Fort notre résolution de nous procurationner la chose dès sa sortie le 24 septembre, foi de Lazlo Zlotz! Depuis, cet enthousiasme quasi adolescent s'est fort refroidi. Pouf pouf... C'est bien bô de se la péter grave en interviewe dans la presse spé, il faudrait tout de même avoir à présenter aux masses laborieuses subjuguées un produit d'une tout autre envergure. Rae Mone, oui oui... Jessie Chaton, okkkaaaay... et le batteur, c'est Jed Oeugranboeudansmonétable, si ça se trouve.